Le réseau ferroviaire
Les Lignes d'intérêt local (1865-1880)
Cependant, progressivement, le mode de transport se
démocratise.
Napoléon III poursuit l’œuvre du roi Louis-Philippe 1er pour
désenclaver la province. La locomotive relie des villes de plus en plus
modestes ; les gares rurales se multiplient. L’évolution rurale
s’accélère après le vote de la loi de 1865. Celle-ci donne désormais
droit aux conseils généraux et aux préfets d’exécuter soit par
eux-mêmes, soit par voie de concession, avec le concours et sous le
contrôle de l’État, des voies d’intérêt local. Ce sont pour la plupart
des lignes intra-départementales concédées à de petites compagnies. Si
la ville constitue systématiquement le point de départ, le train
n’hésite cependant plus à s’arrêter dans les villages le long du
parcours.
Le
réseau s'étoffe donc mais, à la chute du Second Empire, en 1870, il
apparaît clairement que la desserte de la Normandie orientale est
meilleure. Rien d’étonnant puisque les voies convergent vers le pôle
parisien. A l’inverse, le département de la Manche manque visiblement
de voies ferrées.

Napoléon III de Paris à Cherbourg
(source : le voyage de leurs majestés l'empereur et l'impératrice dans les départements de l'Ouest, août 1858
publié par L'Illustration).
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